Les formations continues sont offertes pour tous et ne sont pas réservées qu’aux étudiants et aux diplômés de l’EPOQ.
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Présentation du cours

Titre – Initiation à la manipulation structurelle crânienne

Horaire – 09h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00

Date –  8-9-10- 11-12-13 novembre et 14-15-16 décembre 2019

Lieu de cours – 6955, Boul. Taschereau – local 208, Brossard – QC -J4Z 1A7

La formation s’adresse aux étudiants en ostéopathie de 5e année ainsi qu’aux ostéopathes diplômés

Prix : 1 900$

Prérequis:

Les participants doivent être diplômés en ostéopathie et justifier d’une formation complète intégrant la totalité de l’enseignement crânien. (Anatomie, biomécanique, techniques classiques, clinique et pathologie médicale permettant de faire un diagnostic d’exclusion.) En fin de cursus d’ostéopathie, quel que soit l’institut de formation français ou étranger, chaque apprenant doit être en capacité d’analyser l’anatomie crânienne du patient et de sa biomécanique

  • Situer, nommer et palper chaque os et suture du crâne
  • Repérer et nommer les points stratégiques de chaque os du crâne
  • Restituer dans l’espace l’orientation des différents axes biomécaniques crâniens

Aucune condition d’âge ou d’expérience professionnelle n’est requise. Toutefois l’expérience clinique des participants sera un plus et permettra d’alimenter les échanges entre les participants.

La participation de tous est requise tant comme «praticien» que comme «sujet» afin de permettre à tous les apprenants de pratiquer et de ressentir comme patient à tour de rôle.

 

 

 

Contenu de la formation

Présentation du formateur

Diplômé de l’école d’ostéopathie ATMAN en 1992
Diplômé de l’école d’ostéopathie de Genève en 1995
DU – UFR BICHAT – Paris.

Exercice professionnel

Exerce en cabinet d’ostéopathie à Rennes (35) depuis 1993
Enseignant depuis 2000 en formation initiale et continue (périnatalité, ostéopathie crânienne, etc.)
Responsable de l’enseignement de l’ostéopathie crânienne à l’IFSO-Rennes
Co-directeur de l’Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie de Rennes (IFSO-R).

BOUDEHEN exerce comme ostéopathe depuis une quinzaine d’années, et s’est intéressé très tôt aux différents pôles du travail ostéopathique.  Il a développé l’aspect fonctionnel de l’ostéopathie au sein du collège ATMAN et l’aspect structurel au collège d’Etiopathie de Genève. Il propose depuis plusieurs années, la synthèse de son parcours ainsi que son savoir-faire, dans une logique pragmatique de soins adaptés à une pratique quotidienne en cabinet en formation initiale à l’IFSO-Rennes et en formation continue.

 

Le contexte:

Classiquement l’ostéopathie dans le champ crânien s’appuie sur le concept de W.G. Sutherland qui nous sous-entend que les os du crâne «bougent» selon un rythme liquidien: le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP). Il décrit une biomécanique de motilité des os entre eux et l’ostéopathe sert de guide et d’amplificateur à cette motilité.

Certains ostéopathes, voire certaines écoles d’ostéopathie ne souscrivent pas ou seulement partiellement à ce concept. Les méthodologies d’application ainsi que les explications d’un autre modèle sont propres à chacun ou à chaque école et ne sont pas réellement explicitées. L’ostéopathie crânienne n’est plus tout à fait celle de Sutherland, mais pas encore tout à fait autre chose non plus. Faute de compréhension du système et faute de résultat clinique, de nombreux thérapeutes abandonnent ou négligent le travail crânien chez l’adulte comme chez l’enfant. Les praticiens cherchent à se former vers une ostéopathie crânienne plus pragmatique ou à compléter leur arsenal thérapeutique. Depuis quelques années le modèle ostéopathique structurel a été appliqué au crâne au sein de l’Institut de formation supérieur en ostéopathie de Rennes (IFSOR). Il en découle un concept précis s’appuyant sur un modèle architectural et mécanique connu: la Tenségrité. L’ostéopathie crânienne structurelle est l’expression théorique et pratique de ce cheminement.
« La conception qu’on a des choses change la façon dont on les réalise».

 

Objectif de la formation:

Le but de l’ « initiation au concept et à la mise en œuvre pratique de la manipulation structurelle crânienne » est d’optimiser la prise en charge thérapeutique des patients dans le champ crânien. L’objectif est de permettre qu’à la fin de la formation chaque apprenant puisse réaliser tout ou partie des techniques et d’appliquer les règles de la manipulation structurelle et d’utiliser le raisonnement clinique et son application mécanique aux pathologies organiques crâniennes classiques.

 

Méthodes pédagogiques privilégiées:

Pour la partie conceptuelle, la méthode est principalement expositive. Cependant elle inclut des phases participatives et inductives.

Rappelons que ce concept crânien structurel est une relecture mécaniste du concept classique que connaît l’apprenant. Celui-ci a déjà adapté et modifié son geste technique parfois sa conception du crânien avec l’expérience professionnelle et s’est souvent éloigné du concept de base.

La méthode expositive est utilisée pour présenter le concept de tenségrité et le modèle structurel crânien en termes de mécanique et de gestuelle propre à toute activité corporelle. Les méthodes participatives et inductives offrent à l’apprenant la possibilité de s’approprier tout ou partie du modèle. L’apprenant s’appropriera plus facilement les fondamentaux du concept structurel en les intégrant à son activité habituelle et à a pratique professionnelle quotidienne.

  • Le formateur reformule le concept classique de l’ostéopathie crânienne type Sutherland en insistant sur les zones d’ombre de la théorie ou de la mise en pratique. Existence non prouvée du MRP, besoin de « ressentir » le MRP pour le praticien…
  • Le formateur propose une autre théorie inspirée de la tenségrité dont il expose les grands principes.
  • Dans un deuxième temps le formateur interroge les apprenants sur leur façon de pratiquer au quotidien et souligne les écarts potentiels entre l’application classique de Sutherland et le quotidien de l’apprenant.
  • Le formateur interroge les apprenants sur le respect ou non des principes biomécaniques initiaux de Sutherland au travers de la réalisation pratique du modèle structurel décliné sur une ou deux techniques selon ce nouveau concept.

 

Pour la partie technique et pratique, la méthode démonstrative est privilégiée.

 

  • Le geste technique est analysé et expliqué au travers du prisme de l’ostéopathie structurelle et de la tenségrité.
  • Il est réalisé par le formateur en insistant sur les caractéristiques particulières de la mise en place des prises et des contacts (« civilités tissulaires »)
  • Il est ensuite réalisé en vitesse réelle sur 2 ou 3 stagiaires. Une planche photo résumant la position du patient et du thérapeute et la prise est laissée visible en Powerpoint.
  • Il est alors reproduit par l’apprenant sous la surveillance du formateur et/ou de l’assistant.
  • Le formateur adapte et corrige l’apprenant sur les détails de la mise en œuvre (prise, contact, organisation gestuelle)
  • L’apprenant évolue peu à peu vers l’autonomie du geste adapté à ses particularités morphologiques.

La méthode démonstrative permet à l’apprenant de retrouver certains aspects de son exercice classique en prenant en compte les variantes d’organisation gestuelle imposées par le concept structurel crânien (table basse, tabouret à roulettes, proximité avec le patient)

La formation est divisée en trois modules :

Module 1: Les bases fondamentales structurelles adaptées au concept structurel crânien et à son application pratique

En fin du module 1, les apprenants devront être capables de :

  • Classer chronologiquement les étapes historiques de l’ostéopathie crânienne
  • Identifier les différents constituants de la tenségrité au niveau du crâne
  • Définir la lésion structurelle crânienne comme un changement d’état de la structure
  • Classer chronologiquement les étapes des civilités tissulaires (CT)
  • Mettre en œuvre la mise place des deux sphères de la base crânienne en respectant les CT
  • Appliquer les règles de positionnement du thérapeute et du sujet de la mise en place jusqu’à la prise (s‘asseoir, se placer, placer son sujet)
  • Identifier les intérêts mécaniques neurologiques et vasculaires de l’Occipital (MNV)
  • Mettre en œuvre le passage de la prise des deux sphères à la prise sphère postérieure
  • Mettre en œuvre la technique (TK) du Foramen magnum (au pied de biche et en axial)
  • Mettre en œuvre le passage de CO à OM et réaliser la mise en place de la technique OM
  • Identifier MNV du sphénoïde
  • Mettre en œuvre le lift frontal
  • Mettre en pratique la technique sphéno frontal

Module 2: Déclinaison de l’enquête conjonctive à la sphère antérieure et de la face

 En fin de module 2, les apprenants devront être capables de :

  • Identifier MNV du frontal
  • Mettre en œuvre le dégagement grandes ailes petites ailes
  • Identifier la différence entre travail intra osseux et sutural du frontal
  • Identifier MNV de l’éthmoïde
  • Mettre en pratique la prise ethmoïdale
  • Mettre en œuvre la technique échancrure éthmoïdale
  • Identifier MNV du maxillaire
  • Mettre en œuvre la TK maxillaire
  • Mettre en œuvre la TK inter maxillaire
  • Identifier MNV du palatin
  • Mettre en pratique la prise palatine
  • Différentier les concepts MRP et mécanique du malaire et identifier MNV du malaire
  • Mettre en œuvre le dégagement  du malaire par rapport au frontal et par rapport au sphénoïde

Module 3: Déclinaison de l’enquête conjonctive au sphère latérale et prise en compte théorique et gestuelle de l’arc membraneux

En fin de module 3, les apprenants devront être capables de :

  • Identifier MNV du temporal
  • Mettre en œuvre les prises temporales au fût et à 5 doigts
  • Identifier le travail en puissance et/ ou en finesse
  • Repérer sur le crâne éclaté les différents pivots du temporal
  • Schématiser l’orientation des 3 mains sur le travail des pivots
  • Mettre en œuvre chronologiquement les techniques  des pivots
  • Identifier MNV du pariétal
  • Mettre en pratique la prise pariétale à 10 doigts et avec les paumes
  • Organiser l’icosaèdre thérapeutique en rapport avec l’arc membraneux du sujet
  • Décliner l’enquête conjonctive du crâne, sous la dictée du formateur
  • Décliner l’enquête conjonctive crânienne sur des sujets différents

 

Difficultés suspectées à priori et remèdes envisagés:

 

  • Les connaissances en anatomie et en biomécanique crânienne classique sont supposées acquises par les apprenants. Cependant, les praticiens diplômés depuis longtemps peuvent avoir en partie oublié les détails et les indications précises des techniques.Pour remédier à cette éventuelle carence théorique, le formateur s’appuiera durant séance sur un Powerpoint déclinant, sous forme de schémas synthétiques de rappels, les particularités anatomiques et biomécaniques de telle zone ou de tel os en incluant les incidences cliniques et les protocoles de soins ostéopathiques classiques.
  • Les apprenants sont tous des ostéopathes avec plus ou moins d’expérience et d’habitudes professionnelles. Une des principales difficultés peut résider dans la capacité de l’apprenant à accepter un nouveau concept tel que proposé par la formation et à adopter une autre organisation gestuelle pour aborder son patient. En effet le thérapeute devra travailler sur la table basse en n’agissant plus avec ses doigts, mais par la seule gestion de son corps transmettant à ses mains. Il ne repérera plus la lésion par une écoute du MRP mais en tissant un dialogue conjonctif avec son patient: Test de résistance> correction ostéopathique > test de résistance.Afin de pallier à ces difficultés potentielles, le formateur pourra conforter l’apprenant dans les éléments communs aux deux concepts, classique et structurel (anatomie, biomécanique, répercussion clinique).Inviter l’apprenant à ne pas renier ce qu’il sait faire, mais à  profiter d’un changement de point de vue pour s’accaparer une partie du message ou des détails de mise en place gestuelle.Souligner les acquis gestuels de l’apprenant au fur et à mesure de la formation.Pratiquer la technique sur l’apprenant pour qu’il en apprécie la justesse et l’efficacité.
  • Les apprenants satisfaits du modèle ostéopathique proposé par Sutherland ne sont pas toujours prêts à abandonner leur concept ou à en changer. Dans ce cas, le formateur utilisera la formation pratique comme un moyen pour mieux « ressentir le MRP » par le praticien. En travaillant sa gestuelle, l’apprenant sera plus à même d’écouter le MRP de son patient et donc de pratiquer l’ostéopathie crânienne classique.
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